
Réutiliser des données ouvertes sans perdre leur contexte
Un portail public est un point de départ, pas une garantie que tous ses fichiers conviennent à votre projet. Pour réutiliser un jeu de données, identifiez précisément le producteur, les conditions de réutilisation, la période observée et les personnes ou territoires couverts. Gardez ces informations avec les données transformées.
Partir d’une question et d’une unité d’analyse
Écrivez la décision à éclairer : comparer des zones de desserte, vérifier une adresse ou contextualiser une activité. Précisez si vous étudiez des personnes, des établissements, des entreprises ou des bâtiments. Un établissement et son entreprise ne sont pas deux unités interchangeables.
Vérifiez le dictionnaire des champs, la granularité et les identifiants avant d’importer. Pour une jointure, comparez les clés et leurs versions. Un code postal ne correspond pas toujours à une commune ; une adresse similaire ne prouve pas qu’il s’agit du même bâtiment.
Lire la licence du jeu précis
La page du jeu doit permettre de retrouver sa licence. La Licence Ouverte 2.0 prévoit notamment l’attribution du producteur et la mention de la dernière mise à jour de l’information utilisée. Conservez l’URL de la licence et de la ressource, et relisez les obligations avant publication.
Une autre licence peut imposer d’autres conditions. La présence de données personnelles ou de restrictions d’accès demande un examen distinct. N’attribuez pas automatiquement une licence ouverte à un catalogue entier et ne confondez pas accès gratuit et droit de redistribution.
Contrôler ce que les données représentent
Distinguez date de publication, date de mise à jour du fichier et période du phénomène observé. Contrôlez valeurs manquantes, doublons, unités, couverture géographique et changements de définition. Une cellule vide ne signifie pas zéro ; une zone absente ne signifie pas absence du phénomène.
Conservez une copie de travail identifiée et un journal des transformations : filtres, exclusions, agrégations et règles de correction. Mesurez les lignes rejetées et expliquez leur impact. Un comparatif exige des populations et périodes compatibles, ainsi qu’un dénominateur pertinent.
Publier les résultats avec leurs limites
À côté du résultat, indiquez producteur, jeu, période, version utilisée, licence et transformations significatives. Une source disponible ne suffit pas si le lecteur ne peut pas reproduire le choix des données. Mentionnez ce que l’analyse ne couvre pas.
Préparez le prochain rafraîchissement : fréquence réellement utile, responsable, contrôle de changement de schéma et comportement en cas de source indisponible. Une API nécessite aussi l’examen des quotas, de la pagination et des conditions de service. Commencez par un extrait limité avant d’industrialiser.
Une fiche à conserver avec la décision
| Élément | Preuve |
|---|---|
| Identification | Producteur, URL du jeu et du fichier, version ou date de récupération. |
| Droits | Licence du jeu et obligations d’attribution ou de partage. |
| Couverture | Période, territoire, unité d’analyse et populations absentes. |
| Traitement | Transformations, contrôles, rejets et limites de l’interprétation. |
Télécharger la fiche à compléter (CSV)
Questions fréquentes
Peut-on réutiliser commercialement des données sous Licence Ouverte 2.0 ?
Cette licence autorise notamment l’exploitation commerciale sous ses conditions. Consultez le texte applicable au jeu précis et fournissez l’attribution demandée. D’autres restrictions, notamment liées aux données personnelles, doivent être examinées séparément.
Faut-il toujours préférer une API à un CSV ?
Un fichier identifié facilite la reproductibilité d’une étude ponctuelle. Une API peut convenir à une mise à jour régulière. Comparez historique disponible, volume, quotas, stabilité et coût de maintenance selon votre besoin.
Références
data.gouv.fr — Licence Ouverte 2.0
data.gouv.fr — Comprendre les conditions de réutilisation
API Recherche d’Entreprises — Documentation
La grille pratique est une synthèse éditoriale à adapter à votre service. Elle ne constitue ni une certification ni un résultat d’audit.